dimanche 19 juin 2011

Papandréou promet un référendum : ce n’est ni trop tôt et ni suffisant

Le premier ministre grec, Georges Papandréou, promet un référendum sur les grandes réformes (voir ici). Cela vient bien tard. Et ce n’est pas suffisant.

Il faut plusieurs référendums
Le référendum promis par Papandréou concernera, parait-il, des réformes institutionnelles comme le nombre de députés, le financement des partis et le système électoral. C’est très bien, mais il faut aussi, et d’urgence, des référendums sur les mesures d’austérité et les privatisations.

Introduire la démocratie directe
Ces référendums ne devraient pas être octroyés par le gouvernement quand il en a envie, mais être obligatoires dès que la question est suffisamment importante. En fait les décisions qui ont mené à la catastrophe grecque auraient dû être soumises au référendum. De plus, il faut que le peuple puisse soumettre une question en votation populaire : c’est le droit d’initiative. Puisque Papandréou veut faire des réformes institutionnelles, qu’il soumette en votation populaire l’introduction du droit d’initiative et d’un véritable droit de référendum. Il ne le voudra pas, mais la rue pourrait le contraindre à donner au peuple l’occasion de se prononcer sur l’introduction d’une véritable démocratie à la Suisse.


Voir aussi : C’est le peuple qui décide en démocratie