dimanche 4 mars 2012

Ce blog est fermé

Ce blog est fermé pour une durée indéterminée (vraisemblablement longue), voire définitivement.

Je voulais offrir en cadeaux aux fidèles lecteurs un fichier PDF contenant tous les articles de ce blog dans l’ordre chronologique. Mais je n’aurai pas le temps de le faire prochainement.

Merci à tous.

Nous n’oublierons pas Lucie

Nous n’oublierons pas Lucie. Et nous n’oublierons pas que son assassin ne doit plus jamais se retrouver en liberté.

L’assassinat et ses antécédents
Cela fait trois ans exactement que Lucie a été assassinée. L’assassin avait déjà tenté d’assassiner une femme auparavant. La victime était toutefois parvenue à s’échapper : selon le rapport Werren, elle serait vraisemblablement décédée si elle n’avait agi aussi intelligemment et adroitement en dépit de ses blessures.

Mais comme le psy de service, sur la base de son pseudo-expertise, avait dit que ce criminel n’était pas dangereux (sic !), il s’est retrouvé libre pour tuer Lucie.

3 ans après : le procès de l’assassin
Le procès de l’assassin de Lucie vient de se dérouler. Les psys et les juges ont à nouveau frappé. Certes, l’assassin a été condamné à la prison à vie. Mais dans ce langage de menteurs, prison à vie ne signifie pas prison à vie : l’assassin pourra tout-à-fait sortir de prison pour se retrouver libre d’assassiner sa prochaine victime.

Le procès de la justice
Pourtant le peuple suisse avait adopté en 2004 en votation populaire une loi sur l’internement à vie. En se basant sur la pseudo-expertise de psys, les juges ont décidé de contourner la loi adoptée par le peuple. Il faut modifier la loi de sorte qu’un assassin ne soit jamais libéré, indépendamment de toute expertise psychiatrique. Sinon les juges continueront d'utiliser leur marge de manœuvre pour ne pas appliquer la loi.

Les parents de Lucie ne se battent pas pour eux-mêmes : l’internement à vie de l’assassin ne ressuscitera pas Lucie. Ils se battent pour les victimes potentielles : pour nous.

Pour en savoir davantage, voir ici.

mardi 5 juillet 2011

Le retournement

A l’optimum, il ne faut ni moins ni davantage. Si par folie ou par erreur on s’écarte de l’optimum, on peut y revenir. Sauf s’il est beaucoup plus difficile d’aller dans un sens que dans l’autre. Dans ce cas, l’histoire présente une tendance à s’écarter de l’optimum en glissant dans le sens de la facilité. L’évolution dans cette direction semble être une fatalité. Les uns renoncent à lutter contre ce qu’ils imaginent être inévitable. D’autres, pour être en avance sur leur temps ou du moins échapper à la déception, s’engagent en faveur de cette tendance. Les uns et les autres renforcent ainsi la tendance. Mais plus elle écarte de l’optimum, plus se rapproche le point de retournement. Pas immédiatement, à cause de l’inertie : le retournement n’aura lieu qu’après effondrement de divers stocks. Au retournement, ce qui a été fait est brusquement défait. Et on repart pour un tour.

samedi 2 juillet 2011

Ils l’avouent : la libre circulation pénalise les salaires

Ceux qui ont affirmé que la libre circulation ne pénalise pas les salaires en arrivent au point où ils perdraient le peu de crédibilité qui leur reste s’ils continuaient à nier l’évidence. C’est comme pour le nucléaire.

PLR
Selon le parti libéral-radical, le retour à un système de contingents engendrerait une pénurie de forces de travail sur le marché du travail qui pousserait les salaires à la hausse.(*)  

Syndicats et patronnat
Le journal Le Temps a publié un article intitulé: «Pourquoi les salaires en Suisse n’ont pas augmenté davantage» (voir ici). On y lit que la productivité horaire a crû deux fois plus vite que les rémunérations cette dernière décennie. Cet article aborde le rôle de la libre circulation. On y lit notamment que Susanne Blank, responsable de la politique économique chez Travail Suisse, déclare que «La concurrence s’est renforcée sur le marché du travail, ce qui a freiné la croissance des salaires». Le journal continue : «Du côté du patronat et des experts, tous admettent que la libre circulation a probablement tempéré la hausse des rémunérations».


(*) «Die Verknappung der Arbeitskräfte auf dem Arbeitsmarkt würde die Rekrutierungskosten erhöhen und die Löhne in die Höhe treiben» (Fitnesskur für eine noch wettbewerbsfähigere Schweiz, pg 5).

La libre circulation pénalise les travailleurs

La libre circulation pénalise le salaire des travailleurs résidants en Suisse en réduisant leur pouvoir de négociation.

Auparavant, les travailleurs tenaient le couteau par le manche en période de boom
Le pouvoir de négociation des travailleurs est naturellement limité en période de crise quand la crainte du chômage est omniprésente. Les travailleurs tiennent par contre le couteau par le manche en période de boom lorsqu’il y a pénurie de personnel. Ils peuvent alors obtenir des augmentations de salaires correspondant à l’augmentation de productivité.

La libre circulation affaiblit les travailleurs
Du moins tel était le cas avant l’entrée en vigueur de l’accord de libre circulation. Désormais, les travailleurs ne tiennent plus vraiment le couteau par le manche même en périodes de boom, car les patrons peuvent librement embaucher des travailleurs de l’étranger.(*) Les travailleurs souffrent donc en période de crise (la prochaine crise générera d’ailleurs d’autant plus de chômage que l’accord de libre circulation aura permis de prolonger la surchauffe), mais ne bénéficient plus autant des périodes de boom.

Les salaires sont moins élevés qu’ils l’auraient été en l’absence de libre circulation
Comme les salaires augmentent quand même un peu, certains prétendront que la libre circulation ne pénalise pas les salaires. Mais cette conclusion est fausse, car pour juger de l’impact de la libre circulation sur les salaires il ne faut pas comparer les salaires de cette année avec ceux de l’année passée, mais avec ce qu’ils auraient été en l’absence de libre circulation. Or il est clair qu’en l’absence de libre circulation le boom économique aurait engendré davantage de pénurie de main d’œuvre,(**) ce qui aurait donné davantage de pouvoir aux travailleurs dans les négociations salariales.


(*) En fait le pouvoir de négociation des travailleurs est tellement affaibli qu’ils peuvent même être contraints de travailler davantage pour le même salaire. Ainsi à Lonza : « les 2700 employés de son site de production de Viège devront travailler 43 heures par semaine en lieu et place des 41 heures habituelles. Et cela sans que les salaires ne soient augmentés. » (voir ici dans Le Temps).

(**) En supposant que les contingents d’immigration soient respectés.

mercredi 29 juin 2011

Heureusement que le franc suisse s’apprécie

L’économie suisse est en surchauffe. Il faut donc quelque chose pour la freiner. Avant l’accord de libre circulation, ce serait la hausse des salaires causée par la pénurie de main d’œuvre qui aurait freiné la surchauffe. Maintenant que cela n’est plus possible, heureusement qu’il y a l’appréciation du franc pour freiner la surchauffe.

Les autorités font passer les intérêts des criminels avant ceux des victimes potentielles

Selon la RSR, un assassin et violeur multirécidiviste (il récidive lors de ses libérations conditionnelles) qui est l’un des détenus les plus dangereux de Suisse s’est échappé lors d’un piquenique bucolique accordé à titre « humanitaire » où il était surveillé par deux gardiens sans armes (émission Forum de la RSR du 29 juin).

On comprend que les autorités pénitentiaires aient décidé de lui offrir ce piquenique: un piquenique sympathique, c’est un droit de l’homme. Et tant pis pour les victimes potentielles. Elles ne comptent pas, car elles n’ont pas de visage.

Voir aussi :

 Pourquoi les victimes comptent-elles moins que les criminels ?

 Les parents de Lucie Trezzini se battent pour nous